Fiche de révision de texte – oral EAF

Titre du texte / oeuvre / date : Phèdre ( Acte I , Scène 3)

Auteur : Racine


C'est globalement du très bon travail. Introduction à reprendre. 17/20



Objet d'étude : Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIème siècle à nos jours


Jean Racine est un dramaturge et un poète français. Il appartient au mouvement classique. Il réalise essentiellement des tragédies et des comédies. Phèdre est une tragédie théâtrale composée de 5 actes , elle est écrite en vers (alexandrins) .


Période ET mouvement littéraire :

Phèdre a été écrite en 1677 , c'est-à-dire au XVIIème siècle ,peu après l'apparition du classicisme .

Apparu en Europe, au cours de la deuxième moitié du XVIIe siècle, le classicisme est un courant littéraire et artistique, qui se définit par un ensemble de valeurs et de critères formant un idéal incarné dans "l'honnête homme". En littérature, le terme classicisme désigne le caractère des œuvres de l’Antiquité gréco-romaine ainsi que celles fondées sur la doctrine classique, mises en avant en raison de leur qualité.



Genre : Théâtre : c'est un principe qui mets en scène des personne , où l'auteur ne peut pas intervenir directement il ne peut que s'exprimer à travers ses personnages. Dans ce principe il est aussi question de didascalies.

Au siècle classique, de nouvelles règles sont instaurées et rendent le théâtre moins libre. La comédie et la tragédie prennent alors une place très importante dans la société.


Registre : Tragique :Oeuvre dramatique portée au théâtre où les actions présentent un caractère passionnel et se terminent souvent mal . On trouve dans des pièces tragiques : le sentiment de la fatalité, du destin, la présence de la mort, l'absence d'issue, la souffrance et le déchirement moral ainsi que le sentiment d'impuissance face à la catastrophe.


On peut dire que cette pièce est tragique car il s'agit d'un amour impossible . En effet , Phèdre a des sentiments pour Hippolyte le fils de son époux : Thésée .


Mots-clés





Problématique : En quoi l'impuissance de Phèdre est-elle la marque d'une fatalité tragique ?


Grands axes du plan :

I ) La passion dévorante de Phèdre
II) Un mélange d'innocence et de culpabilité

Définitions

  • La polysindète est une figure de style consistant à mettre à chaque début de membre de la phrase une conjonction de coordination (elle n'est pas nécessaire parfois). Cette figure de style permet de ralentir le rythme et de lui donner en plus un air solennel. Dans le texte de Phèdre “Je sentis tout mon corps et transir et brûler”

Notions

  • Les notions dans Phèdre sont l'amour, la passion, la folie et l'hérédité familliale.


Plan détaillé :


    I) La passion dévorante de Phèdre

      1 ) L'expression d'un amour interdit

    Idée : Phèdre exprime ses sentiments proscrits par le contexte antique en s'interdisant de les dire clairement , elle tente de se censurer ce qui accentue sa souffrance . Elle est frustrée . Elle s'exprime avec une spontanéité proche de la confession

    Exemples analysés (CIA) :

    Le champs lexical de la souffrance et le champs lexical de l'amour se traduisent par un paradoxe : l'expression du dilemme . De plus , le parallélisme « Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler » (v7) : Phèdre se met à parler, mais pour son malheur car ce qu’elle dit ne peut être entendu . Phèdre est sous la domination de ses sentiments . Enfin , la structure anaphorique « Je », « J' » renforce le rythme du texte le côté persuasif , et les sentiments de Phèdre .

    «  J'offrais tout à ce dieu » elle parle d'Hippolyte ; elle ne peut pas le nommer par crainte mais elle ne le considère plus comme un simple humain mais plutôt comme son dieu

    Conclusions : Étant donné que Phèdre n'est pas autorisée à vivre son amour avec Hippolyte , Phèdre souffre , elle ne peut pas exprimer ses sentiments et tient à nous faire part de la douleur qui la ronge.


      2)Le langage du corps

    Idée : Son amour impossible avec Hippolyte a des répercutions négatives sur son corps elle ne peut pas lutter contre ces manifestations physiques de l'amour .

    Exemples analysés (CIA) :

    La gradation ascendante « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue » (v5)   met en évidence la perturbation total et graduelle de tout son corps et de l'emprise de ses sentiments.
    La polysyndète « Je sentis tout mon corps et transir et brûler » (v8) signifie qu'elle brûle d'amour .

    Racine , en ajoutant le « et » sa perturbation totale, Phèdre est au bord de la folie .
    Métonymie «  En vain sur les autels ma main brûlait l’encens » ( v16) montre que Phèdre cherche a s'excuser .
    Le champs lexical du corps et le champ lexical des sens , «  yeux, bouche » sont des parties qui évoque des moyens d'expression

    Phèdre est dominée par ses sentiments et ses passions, elle est la victime des dieux .

    Conclusion : Phèdre subit les répercussions de l'amour qu'elle ne peut pas vivre . Elle ne peut qu'accepter de souffrir et cherche à nous expliquer les conséquences de ses sentiments sur sa vie .


      3) Idéalisation d'Hippolyte

    Idée : Phèdre sous l'emprise des sentiments refuse son amour passionné pour Hippolyte et le rend présent par des évocation matérielles ou par la parole .

    Cette attitude paradoxale témoigne bien de l'attitude dans laquelle se situe Phèdre .

    Exemples analysés (CIA) :

    L'oxymore « Athènes me montra mon superbe ennemi » (v4) met l'accent sur les efforts que fournit Phèdre pour essayer de nommer Hippolyte négativement et renier son amour pour lui .
    La négation (v20) montre que Phèdre a un manque de courage . On observe une injonction paradoxale , en effet , elle vénère Hippolyte mais n'ose pas le faire exister (prétérition) .
    A travers l'expression hyperbolique (v18) : « j'adorais Hippolyte » « le voyant sans cesse » Une fois de plus ; on peut observer que Phèdre est obsédée par Hippolyte qu'elle considère comme un dieu qu'elle doit vénérer.
    Le champ lexical de la raison “mon âme éperdue”  (v6) « ma raison égarée » , On voit que plus Hippolyte lui manque et plus elle parle de lui , elle fait des sacrifices pour le faire revenir .

    La métaphore « Je sentis tout mon corps et transir et brûler » ; « brûler » fait référence au feu et donc à ses sentiments amoureux . Phèdre nous explique donc le lien entre ses sentiments et l'impact des sentiments sur son physique .

    Cette métaphore nous montre l'intensité des sentiments de Phèdre pour Hippolyte .


Conclusion : Phèdre décrit Hippolyte de facon implicite , elle le décrit comme une personne parfaite et ainsi atténuer l'immoralité de cet amour. Elle cherche à attirer son attention . . Or , elle ne le nomme pas explicitement car cela la blesse .

    II) Un mélange d'innocence et de culpabilité

      1) Une hérédité fatale (Phèdre est victime)

    Idée : Phèdre est la victime des dieux , de ses sentiments et de son hérédité familiale . Elle est donc impuissante. De plus elle est victime d'elle même . Elle manifeste une complaisance à sa souffrance .

    Exemples analysés (CIA) :

    Personnifications «  Athènes me montra mon superbe ennemi » (v4) et «  Je sentis tout mon corps et transir et brûler » (v9) elles montrent que est victime des dieux .

    Expression de la fatalité divine (v10) « impuissant » ,« ma raison égarée » , et la métaphore « mon mal vient de plus loin » . Met en évidence la fatalité d'ordre divine , un combat sans issue , un combat perdu d'avance .

    L'hérédité familiale : elle connaît déjà Vénus , la relation entre cette famille et Vénus est très intense .

    L'expression (v13) « moi même » , ici on ne sait pas si c'est elle la victime ou si elle est entourée de victimes

    Conclusion : .  Cette scène constitue l'expression tragique de l'amour contre lequel toute tentative d'échapper au sentiment est vouée à l'échec.


      2)Une folie destructrice (Phèdre est coupable)

    Idée : Phèdre n'a plus le contrôle de son corps ni de son esprit , ses actes accroissent donc la fatalité de la situation. Les sentiments de Phèdre dominent sa raison . La situation est sans issue .

    Exemples analysés (CIA) :

    Le Chiasme "D'un incurable amour, remèdes impuissants ! " (v15), « en vain » v.16 Phèdre cherche à nous faire comprendre que malgré les efforts qu'elle fournit , ses sentiments pour Hippolyte seront toujours présents . En utilisant le mot « remède » , Phèdre compare l'amour à une maladie .
    Des phrases composées de mots d'une syllabe expriment l'intensité
    A travers l' énumération « Je le vis , je rougis , je palis à sa vue » , Phèdre se justifie , elle subit sa passion et les conséquences de ses actes. Elle
    nous montre surtout la dimension physique qu'elle ne peut contrôler . Ceux-ci la mène à une suite d'actions par lesquelles la situation va de pire en pire
    Le champ lexical du tourment « troubles » , « victimes », »incurable » permets de nous montrer que Phèdre considère çetre une victime . .
    Phèdre nous fait alors une confession de sa vie et de son ressenti fatal face à cette situation .

    Conclusion : Tout nous laisse penser que Phèdre ne contrôle plus ses sentiments, qu'elle est asservis par la douleur et qu'elle souhaite à travers ce texte nous l'a faire partagée. Les sentiments de Phèdre envers Hippolyte paraissent comme une maladie . Dans cette scène , le lecteur se rend compte de l'impact de cet amour sur sa vie . Il n'y a aucuns éléments positifs , tout nous ramène à la tragédie .

Introduction rédigée :


En pleine période de développement des idées classiques , le dramaturge Racine publie Phèdre , une tragédie théâtrale faisant référence à l'antiquité grecque en 1677 . Comme tout classique , l'auteur défend la raison , il tient à montrer avec pessimisme les ravages et les dégâts de la passions et de l'amour sur des personnages souvent féminins . Dans cette pièce , Phèdre , nous confie ses sentiments envers le fils de son époux. Cette passion et ces sentiments considérée impossibles nous prouverons le malheur de Phèdre et de ses proches .

On se demandera alors en quoi l'impuissance de Phèdre est-elle la marque de la fatalité ? Tout d'abord nous étudierons la passion dévorante de Phèdre . Pour terminer nous analyserons un mélange d'innocence et de culpabilité .




Conclusion rédigée :


Dans ce passage , nous avons pu constater que Phèdre est dans un désarroi complet . En effet , son amour pour Hippolyte,le fils de Thésée, l’entraîne dans une situation tragique . Phèdre veut nous raconter ce passage de sa vie en tentant de nous convaincre qu'elle est victime des dieux et de ses sentiments . Cette scène est donc une scène d'aveu qui sera la plus importante de toute la pièce car Phèdre nous confie indirectement les conséquences de ses sentiments. Ce passage constitue l'élément déclencheur de la tragédie . Nous pourrons alors nous demander en quoi l'expression de l'amour fait apparaître une violence tragique ?


Pistes pour l'entretien :


  • Visionnage du début de la pièce de Phèdre dans une mise en scène de 1988 de Bernard Coster et Yves Larec et dans ( mise en scène traditionnelle ) et dans une autre de Patrice Chéreau en 2003 .










Océane Hautberg,Loris Gravelat, Manon Girardclos– 1s B -
Synthèse réalisée le
28/01/14 7/7




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Stéphane FONTAINE - -