Compte-rendu de lecture de la pièce de Jean-Claude CARRIERE, La controverse de Valladolid

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Sommaire (cacher)

  1. 1. Hélène :
  2. 2. Leyla :
  3. 3. Adeline :

1.  Hélène :

Titre : LA CONTROVERSE DE VALLADOLID

Auteur : Jean-Claude Carrière

Date de première publication : 1999

© Éditeur, Collection, Année d'édition : Flammarion, étonnants classiques, 2003

Genre : Théâtre

Registre : Dramatique

Résumé :
L'histoire se déroule en 1550 dans un couvent de Valladolid. Plusieurs questions concernant les Indiens du Nouveau Monde doivent être traités avec le plus grand sérieux et le plus rapidement possible. En effet des rumeurs sur le mauvais traitement de ceux-ci se répandent en Europe et cela dérange le roi d'Espagne. C'est alors que deux hommes débattent longuement en présence d'un légat du pape et d'un représentant de Charles Quints. L'un est un philosophe, traducteur d'Aristote, nommé Sépulvéda. L'autre est le fameux dominicain Las casas, protecteur des Indiens. Les questions étudiés sont « Les Indiens du Nouveau Monde ont ils une âme ? Descendent-ils d'Adam et Ève ? ». Les arguments sont nombreux et recherchés. Pour pouvoir traité ces questions avec plus de facilité le légat du pape fait venir d'Amérique une famille indigène. C'est sur cette famille qu'on va expérimenter leurs capacités ou non à ressentir un sentiment humain. La décision est prise au bout de quatre jours. Cette décision va changer le sort de dizaines de millions d'hommes pour des siècles et des siècles. Mais pas forcément pour les hommes que l'on croit.

Thèmes développés
Thème 1 : Les Indiens
Au début de la pièce la première question est de savoir si les Indiens sont humains. Le fait que les européens peuvent avoir des enfants en bonnes santés avec eux amène rapidement au fait qu'il le sont. Les différences physiques sont relevés mais sont vite jugés non déterminantes. Tout au long de la pièce il est question des différences observés à travers se peuple. Le thème des Indiens est donc dominant, si ils ne seraient pas présent il n'y aura pas d'histoire puisque la pièce tourne autour des sentiments, des réactions, des croyances de ceux-ci.

Thème 2 : La religion
La religion est très présente toute au long de la pièce. En effet la scène se passe dans un couvent se qui démontre que Dieu à une certaine importance. Tout ne peut donc pas être dit dans ce lieu, il faut avoir une certaine retenu. De plus il est cité à plusieurs reprise dans la pièce que las casas ainsi que le légat prient. La question posée sur les Indiens est bien d'un thème religieux. Descendent il d'Adam et Ève ? Rappelons que ces deux personnages sont dans la bible. Pour finir les croyances et pratiques religieuses des Indiens sont remis en cause. Par conséquent la religion est donc au centre de la pièce.

Thème 3 : La dispute
Pour finir nous pouvons observer le thème de la dispute. Tout d'abords nous pouvons remarquer le mots "controverse" dans le titre, celui-ci indique la présence d'une grande discutions. Car par définition une controverse est une dispute qui à pour objet des points de foi. Ce qui est le cas dans la pièce. Deux hommes défendent leurs opinions sur un sujet important. Chacun emplois des arguments pour défendre leur thèse. Les deux hommes ne gardent pas toujours leur calme c'est pourquoi il est question de dispute.

Personnages principaux
Personnage 1 : Bartolomé de Las Casas
Las casas est un prêtre dominicain espagnol. Quand celui-ci arrive dans le Nouveau Monde, en 1520, il va obliger les Indiens à se convertir, il va les faire travailler. Il ne s'est donc pas toujours opposé à la conquête. Puis il change d'avis est devient le défenseur des Indiens, l'homme qui connaît bien les terres nouvelles. Sa fonction première est donc de dresser une sorte d'état des lieux que sera chargé de contester Sépulvéda. Il ne croit pas en Aristote contrairement à son interlocuteur Sépulvéda.

Personnage 2 : Sépulvéda
Sépulvéda est un théologien et un traducteur d'Aristote. C'est un homme calme et posé qui résonne avec des préjugés lors de la dispute. Sépulvéda est un grand intellectuel de son temps, qui légitime la classification de l'espèce humaine en races supérieures et inférieures.

Personnage 3 : le Légat
Le légat est un homme très sensible sur le sujet de la colonisation. Il est toujours attentif aux réactions des gens, il essaie de comprendre si leurs attitudes cachent des sentiments ou des vérités. Le légat reste neutre tout au long de la pièce il expose son avis seulement au dénouement. Il a une grande place dans l'histoire car c'est lui qui détient le destin des Indiens du Nouveau Monde.

Critique et analyse littéraires
sur le fond (idées, thèmes, analyses, descriptions, etc.) :
Cette pièce est construite sous l'argumentation. En effet deux personnages alimentent leur point de vue grâce à des arguments plus ou moins pertinents.

Dans les propos de Las casas nous pouvons observer des hyperboles ou des exagérations ce qui permet d'insister sur l'indignation qu'il éprouve envers la maltraitance des Indiens.
Sépulvéda ne dispose pas d'exemples susceptibles de contre balancer ces crimes, mais se montre beaucoup plus doué en rhétorique.
Lors de la discutions Las Casas s'emporte souvent, tandis que Sépulvéda argumente beaucoup plus calmement, et est capable de construire des contre-argumentations très structurées, alors que Las Casas a souvent besoin de couper la parole à Sépulvéda pour répondre à ses arguments.
Les répliques sont souvent exclamatives pour donner plus de vie à leurs arguments.

Malgré un sujet poignant et retraçant notre histoire l'auteur reste neutre.

sur la forme (style, lexique, niveau de langue, etc.) :
Jean-Claude Carrière use principalement du langage soutenu dans cette pièce mais il utilise aussi le langage courent. En effet le langage soutenu est dominant. Rappelons que ce sont des personnes appartenant à une haute classe social qui s'expriment tout au long de la pièce. Dans la dernière partie de la pièce un colon, qui est d'une classe social inférieur aux hommes présents dans le couvent, s'exprime avec un langage courent. Jean-Claude Carrière utilise donc bien les différentes formes de langage pour différencier les classes sociales.

Le fait que cette histoire soit une pièce de théâtre la rend plus vivante. En effet une pièce de théâtre à pour but d'animer un conflit. Ce qui est le cas ici.

Appréciation personnelle
Extrait choisi :
" [...] une cloche sonne.
le légat sort le premier, accompagné du supérieur.
Le colon les suit.
Sépulvéda et Las Casas rassemblnt leurs documents. Avant de sortir, ils s'adressent un dernier regard.
Las casa va pour sortir le dernier, quand son attention est attirée par un bruit. C'est le serviteur noir qui se met au travail pour nettoyer la pice, ramasser les papiers, les débris de la sculpture.
La cloche s'arrête.
Las casas s'immobilise et regarde le serviteur."

Citation :
"Traiter l’autre de menteur peut être une insulte, ce n’est jamais un argument" p42

Justification du choix :
J'ai choisi cet extrait car c'est le dénouement d'une grande discutions. De plus cet extrait valide l'argumentation de Las Casas puisque celui-ci emporte la controverse malgré qu'un autre peuple soit remis en cause. Jean-Claude Carrière montre ainsi que la philosophie permet aux mœurs de progresser c'est à dire que les décisions politiques peuvent améliorer le sort des hommes. Ensuite ce passage montre la supériorité des intérêts économiques sur les intérêts des hommes. En effet la bonne santé de l'économie européenne a plus de valeur que les conditions de vie des Africains. Ce qui est à la fois choquant mais toujours présent dans le monde d'aujourd'hui. Pour finir cette fin, qui est finalement qu'un commencement pour un autre peuple, met en avant la tendance humaine à hiérarchiser les êtres. Juste après avoir reconnu l'égalité d'un peuple on assoit un autre sous sa domination. Bien que la controverse soit terminé on devine que c'est le début d'une autre. Cette dernière image d'un homme noir balayant les restes de la divinité des Indiens est une image forte, et symbolique. C'est aussi un rappel de l'actualité d'aujourd'hui un balayeur noir soumis, servile, exerçant une activité dont ne veulent plus les hommes supérieurs occidentaux. Comme par exemple les services d’entretien dans le métro parisien ou dans nos grandes agglomérations. C'est alors que nous pouvons deviner que la déportation massive des populations noires va commencer.

La citation choisie est une réplique de Sépulvéda. Je trouve que celle-ci à un sens juste. En effet traiter une personne de menteur n'est pas un argument. Un argument est une idée qui vient à l'appui d'un point de vue ou d'une opinion. Ici affirmer que l'autre est un menteur n'appui pas sur le point de vue à défendre. La réplique précédent cette citation donne l'imprétion que Las casas ne sait pas quoi répondre à son adversaire sur se sujet. Il emploi donc un argument de mauvais goût ce que lui fait remarquer Sépulvéda.

Ressources sur le Web
http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_de_Valladolid
http://www.tv5.org/TV5Site/upload_image/app_fp/fiche_complete/li63.pdf
http://christian.mathis.club.fr/contro.html

2.  Leyla :

1.Titre : La Controverse de Valladolid

2.Auteur : Jean Claude CARRIERE
3.Date de première publication : 1992

4.© Flammarion, Etonnants Classiques , 2006
5.Genre : Théâtre
6.Registre : Polémique

7.Résumé

En 1550, soixante ans après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, le 12 octobre 1492 , le roi d’Espagne, Charles-Quint, invite le théoligien Sépulvéda et le dominicain Bartholomé de Las Casas à un débat dans un couvent de Valladolid. Ce débat tourne autour d'une seule question: Les Indiens sont-ils des hommes comme les autres?
En présence du Légat du pape, Paul III, un représentant de Charles-Quint et devant une assemblée, Sépulvéda et Las Casas s’opposent parfois violemment.
Pour Las Casas, les Indiens sont égaux à toutes les autres races et ont les mêmes valeurs : les Indiens sont des hommes, « nos frères », créatures de Dieu.Pour Sépulvéda, les Indiens sont une race inférieure qui doit être dominée. Il dit que les Indiens sont nés pour être des esclaves.
La décision, confirmée par Rome, mettra fin au débat.

Thèmes développés :

7.1Thème 1 : La Religion
Dans un premier temps, le texte nous montre l'intérêt religieux à cette époque : tout tourne autour de Dieu, la question posée est bien vérifée : « les Indiens sont-ils des créatures de Dieu ? ».
Le légat, envoyé par le pape Paul III, devra en décider ce qui montre l'importance de Dieu à cette époque (16iéme siècle).

7.2Thème 2 : La Colonisation
Ce livre nous montre les différentes étapes de la colonisation en Amérique, la découverte de ce continent, de ces habitants puis la volonté des Espagnols de dominer ces habitants, leurs habitudes. Et la guerre qui s' enchaîne.

8.Personnages principaux

8.1Personnage 1 : Bartolomé de Las Casas
Prêtre dominicain espagnol, il considère que les seuls propriétaires du Nouveau Monde sont les Indiens et que les espagnols ne doivent y aller que dans le seul but de convertir les indigènes.

8.2Personnage 2 : Sépulvéda
Savant et brillant théologien espagnol. Pour Sépulvéda, les Indiens sont nés pour être des esclaves. «Ils sont d'une autre catégorie, nés pour servir et être dominés ».

8.3Personnage 3 : Le Légat du Pape
Représentant du pape Paul III et dans ce procès, il joue le rôle du président du tribunal: il oriente les débats, distribue la parole «Professeur, désirez-vous intervenir maintenant? », décide des suspensions de séance et rend le verdict «Ils doivent être traités avec la plus grande humanité et justice, car ils sont des hommes véritables ».

9.Critique et analyse littéraires :

9.1sur le fond (idées, thèmes, analyses, descriptions, etc.) :
Le sujet du débat est très intéressant. Celui-ci porte sur les nouvelles civilisations découvertes en Amérique (leurs religions, leurs modes de vie,...)et les réactions des civilisations des pays d'Europe.
Carrière parvient à dramatiser la dispute en lui donnant la forme d'un procès et grâce à cette structure, le spectateur est invité à peser les arguments des deux camps et attend impatiemment le verdict.

9.2sur la forme (style, lexique, niveau de langue, etc.) :
Bartolomé de Las Casas et Sépulvéda utilisent différents styles d'argumentation pour défendre leur thèse. Nous trouvons les arguments philosophiques utilisés par Sépulvéda,il cherche davantage à convaincre : en philosophe reconnu, il s’appuie sur Aristote et la religion. Puis Las Casas utilise la prise à témoin du public pour mêler celui-ci dans le débat : « Il s'adresse à l'assemblée tout entière, qui le regarde et qui l'entend, mais qui renonce à lui répondre ». Il accumule souvent les exemples qui provoquent l’émotion : massacres et souffrances des Indiens, cruauté des Espagnols.
Ici, il s' adresse au public pour lui faire comprendre qu'il avait lui-même raison et que Sépulvéda avait tort.
Las Casas s'implique également beaucoup dans ce débat ce qui rend son argumentation plus vivante et plus intéressante. Ce livre nous permet d'en apprendre plus sur les différentes manière d'argumenter et sur la difficulté à expliquer ses arguments.

10.Appréciation personnelle

10.1Extrait choisi :Page104: vers 2075 à 2084.

10.2Citation :

Une cloche sonne .

Le légat sort le premier, accompagné du supérieur.

Le colon le suit.

Sépulvéda et Las Casas rassemblent leurs documents. Avant de sortir, ils s' adressent un dernier regard.

Las Casas va pour sortir le dernier, quand son attention est attirée par un bruit. C' est le serviteur noir qui se met au travail pour nettoyer la pièce, ramasser les papiers, les débris de la sculpture.

La cloche s' arrête.

Las Casas s' immobilise et regarde le serviteur.

10.3Justification du choix :

Cette didascalie m'a particulièrement choqué puisque les philosophes qui ont passé trois jours à débattre sur la question si "Les Indiens sont-ils des hommes comme les autres? " et dés que le débat est clos, , le serviteur africain est lui même traité comme un esclave puisqu'il est considéré comme le ménager, un homme différent des Indiens, des hommes!On peut donc conclure que dés la fin du débat les Indiens sont vus comme des hommes comme les autres mais les Africains, comme des étrangers à notre civilisation.
Cela nous montre encore qu' il existe encore une inégalité des hommes après le débat.

11.Ressources sur le Web : http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_de_Valladolid

3.  Adeline :

1. Titre : Le dernier jour d'un condamné

2. Auteur : Victor HUGO

3. Date de première publication : 1829

4. © Éditeur, Collection, Année d'édition : Gf Flammarion, GF, 2007

5. Genre : Roman

6. Registre : Pathétique, Dramatique et Tragique.

7. Résumé

Durant les années 1820, à Bicêtre, un homme est condamné à la guillotine. Pourquoi ? Les raisons nous resterons inconnues. Dans son cachot, il vit les dernières heures avant sa mort imminente qui ne cesse de se rapprocher. S'étant procuré quelques feuilles de papier et un stylo par un des geôliers, il décida alors d'écrire un journal. Ce dernier retrace dans celui-ci toutes ses pensées, ses envies et ses souffrances dans cette cellule depuis son procès jusqu'à sa mise à mort. Sa conscience est détruite : partagé entre les souvenirs de sa fille Marie et l'obsession de la mort qui le ronge de minute en minute. Il espère dans tous les cas, que son journal aura une vie après sa mort. Durant ces six semaines, il aura été transféré à la Conciergerie et rencontré un autre condamné et un prêtre ; et aura également eu droit à la visite de sa fille qui l'a profondément touché. Contrairement à ce peuple qui réclame son exécution, il veut continuer à vivre même dans un cachot s'il le faut. Cet écrit de ce condamné dont son crime, ni même son nom ne nous sont dévoilés témoigne justement de ses malheurs, de son angoisse permanente et de sa tristesse durant les dernières vingt quatre heures qu'il lui reste avant d'être effacer. Mais le jour inéluctable arriva, et il ne pu aller à l'encontre.

8. Thèmes développés

      Thème 1 : La peine de mort

Ce thème est prédominant . Si l'on se replace dans le contexte politique, l'évocation de la peine de mort reflète le fonctionnement du pouvoir judiciaire de l'époque. Il nous instruit sur une grande étape que l'a France a subit jusqu'à son abolition en 1981. Après la lecture de ce roman, la peine de mort se définirait à travers les mots suivants : guillotine, horreur et angoisse. La peine de mort est un sujet beaucoup controversé car c'est en quelque sorte pour Hugo une mort subite et non « douce ». De plus, l'auteur veut nous faire réagir en la comparant indirectement à du barbarisme. Ce thème créer polémique et scandale. V. Hugo ne remet pas en cause simplement la peine de mort mais veut l'abolir et pense que la prison à vie suffirait.

      Thème 2 : La pitié

Victor Hugo nous fait complètement oublié que cet homme a commit un crime (peu d'informations). Il utilise de nombreux moyens pour mettre en valeur les sentiments du personnage. On les partage car on ressent réellement de la pitié envers le condamné. Ce thème apparaît dès le début de ce réquisitoire et s'impose jusqu'à la fin de notre lecture. Mais à un instant précis, le thème de la pitié monopolise l'attention du lecteur ; quand il parle de sa fille Marie, on sait qu'il la perdra et qu'elle sera élevée dans des conditions difficiles car sa mère et sa grand-mère sont malades. Ce thème est aussi fondamentale car il rend à ce livre quelque chose de particulier qui est assez émouvant.

      Thème 3 : Le respect de l'Homme et la souffrance

Tous au long du roman, le personnage principal souffre autant moralement que physiquement. On fait subir à ce mal-aimé du peuple différentes tortures qui le plonge dans une douleur profonde. Tout d'abord, il est humilier devant toute la foule qui cri « A mort ! ». D'autre part, il est affaibli au niveau psychologique et ne font rien pour améliorer sa situation. Ainsi, ses espoirs s'envolent. Et il est traité comme un animal car il est trainé au sol jusqu'à la guillotine qui annonce sa fin.
Ensuite, le juge manque de civisme car il le condamne à mort, comme si s'était lui qui lui ôtait la vie. Le respect de l'Homme pourtant inscrit dans les droits de l'Homme n'est alors pas respecté car il ne le considère justement pas comme un Homme. Chacun a droit a un liberté mais on ne lui laisse aucun choix, son destin est déjà tracé. Ce thème est un appel à l'humanité.

9. Personnages principaux

      Personnage 1 : Le condamné

On ne connaît ni son nom, ni en détail son crime. Il sait écrire (journal) et est très curieux. On le remarque car il a eu la patience de relire tous les noms inscrits sur les murs de son cachot. De plus, il s'intéresse à l'argot et essaie de l'apprendre. C'est un personnage très touchant car il recueille en lui de nombreux sentiments : angoisse, souffrance, terreur, tristesse. Il garde malgré son malheur quelques espoirs mais qui sont très vite détruits. D'ailleurs il n'éprouve plus de bonheur (sauf quand il repense à certains souvenirs comme les moments partagés avec sa fille ou encore son histoire de jeunesse), ni de joie. Ce personnage est alors très faible mentalement car il endure à longueur de journée des moments de souffrance.
Physiquement, on ne le reconnaît plus, même sa fille lors de sa visite, c'est pour dire à quelle point la prison la métamorphoser. Le condamné a vieilli, il a une barbe et était d'après sa fille bien plus élégant avant.

      Personnage 2 : Le prêtre

Le prêtre est celui qui viendra annoncé au condamné son transfert à la Conciergerie et qu'il sera exécuté dans très peu de temps (le jour même). Dès le début, la présence de ce dernier effraye l'homme. Il l'accompagnera tout au long du trajet et même jusqu'à sa mise à mort. Le prêtre essaie de le convaincre de lui adresser quelques mots et d'être également moins pensif. De plus, il semble étrange, c'est à dire qu'on a l'impression qu'il ne se préoccupe pas de ce qu'endure le condamné à mort. Pour le condamné, le prêtre ne parle pas sincèrement, il lui narre le même discours qu'aux autres condamnés. On doute de sa personne, des ses paroles tout comme le condamné.
On ignore son portrait physique (pas de description).

      Personnage 3 : Sa fille Marie

Marie est une fillette de trois ans. Pour son père, Marie est une fille parfaite, adorable, il l'a décrit comme « douce, rose, frêle » et belle. De plus, cette dernière est très intelligente pour son âge car elle sait déjà lire notamment des fables. Son père étant condamné, elle est élevée par sa mère malade. Cela fait déjà deux ans et trois mois qu'elle n'a pas revu son père. Quand elle le revoit avant l'exécution, elle pense que son père est mort ; c'est pourquoi elle lui fait comprendre qu'il reste un étranger (« Monsieur »). Elle l'a totalement oublié au contraire de lui qui la couvre de baisers. Marie est la raison de vivre de son père.
On suppose que Marie est fluette. Elle a des grands yeux, et paraît vivante (« fraîche »).

      Personnage 4 : La foule (personnage secondaire)

Elle représente le peuple de Paris. Elle ne veut pas que la justice soit rendue car pour eux cet homme est déjà coupable même s'ils ne savent pas ce qu'il s'est réellement passé. Elle veut que c'est homme soit tuer, pour admirer le spectacle de la guillotine. Aucun d'entre eux, ne pense à sa famille qui est détruite alors que sa femme et sa mère n'ont rien demandé, ce ne sont que des victimes. Ils ne réfléchissent pas car ce pourrait être l'un d'entre eux à la place du condamné à cet instant. La foule se comporte d'une manière égoïste, brutale et injuste.

10. Critique et analyse littéraires (12 à 15 lignes)

      ·Idées, Thèmes, Analyses, Descriptions, …

Tout d'abord, Le dernier jour d'un condamné comporte quarante neuf chapitres. On a une alternance de chapitres assez court et de chapitres s'étalant sur plusieurs pages. Ce roman à thèse se base sur un fait réel qui permet d'enrichir les arguments de Victor HUGO contre la peine de mort. Ainsi, cet écrit est un roman engagé.
Le principal thème reste la peine de mort (expliqué ci-dessus). Le lecteur a peu d'information sur le portrait physique des personnages, descriptions restreintes. A l'inverse, à travers le rythme instauré par le narrateur, les sentiments de chacun nous sont partagés d'une manière très forte. De plus, on remarque aussi que chaque personnage joue un rôle bien déterminé et sont tous rattachés au personnage principal ; les geôliers sont à l'origine du journal de l'homme car ce sont eux qu'ils lui ont apporté de quoi écrire. Tout comme eux, sa fille le rend triste. Il pense souvent à elle, en quelques sortes, il angoisse à propos de son éducation future.

Dans ce récit, on remarque l'emploi de la première personne du singulier. Cette utilisation se rapproche de l'autobiographie d'où le journal intime. Le narrateur nous fait partager sa vision de la peine capitale à travers une focalisation interne. On se projette alors dans la peau du personnage. Mais on a le choix de soit penser que ce roman est le journal d'un condamné dans lequel il livre ses dernières impressions avant sa mort ou de le percevoir comme un écrivain qui dénonce un problème de société.

On a dès les premiers chapitres, une description très précise de ces conditions de vie dans le cachot (inscriptions sur les murs (Papavoine), peu confortable, peu de place pour dormir, ...). Ensuite, le cadre spatial est divisé en trois lieux : le premier Bicêtre, c'est ici qu'il subira beaucoup de souffrance. D'autre part, il est amené à la Conciergerie où il rencontre d'autres personnes et nous racontera son trajet avec le prêtre. Puis en définitive, le lieu où est élevé la guillotine. A la Conciergerie, il commence fortement à culpabiliser et se rend compte que sa mort approche encore un peu plus, d'ailleurs pour lui, elle avance de plus en plus vite. Ainsi, dans son journal personnel, c'est préciser que les journées sont longues mais que la mort est très proche.

Analyses : dans le chapitre I, on relève une comparaison de sa vie passée paisible, heureux avec sa famille et sa « vie » en prison où il est captif. Et une synecdoque est aussi visible (« Mon corps est aux fers »). Elle permet de mettre en évidence le fer qui ici représente les menottes et aussi les barreaux de la prison pour l'empêcher de s'échapper.

Conclusion : Très court, Le dernier jour d'un condamné est un roman très riche aux niveaux pensées et sentiments. Il reflète également l'image de la société Française au XI Xe? siècle notamment du pouvoir judiciaire en particulier.

      ·Style, Lexique, Niveau de langue, ...

Victor Hugo emploie un langage courant peut être à quelques reprises soutenu (« redingote », « pittoresque») mais dans l'ensemble, le roman reste explicite. Hugo exprime sa volonté d'abolir la peine de mort en utilisant une franchise continuelle, c'est à dire qu'il l'évoque à coeur ouvert.
Les registres restent variés : polémique, tragique et pathétique. Ils sont utilisés dans le but de donner un certain rythme à ce réquisitoire. Ces différents registres permettent ainsi au lecteur de mélanger les tons pour que la lecture ne soit pas monotone. Le polémique sert à faire réagir, le tragique a compatir avec le condamné et le pathétique pour émouvoir à l'aide de l'utilisation de tournures affectives.
L'écrivain met également en évidence l'anxiété du personnage en s'appuyant sur un lexique péjoratif et morbide. On relève le champ lexical de la mort « mort »,
« tuer », « bourreau » mais aussi de la violence « violemment », « tumulte » et des ordres à l'impératif.
Une remarque importante : le passage où le discours entre le père et sa fille a lieu, intervient un jeu entre le regard et le toucher. Explications : Quand son père l'a prend dans ses bras pour la serrer très fort, elle le repousse (« Vous me faites du mal »). A l'inverse, il échange de nombreux regards (« m'a regardé »).
Le dernier jour d'un condamné est simple à comprendre et est accessible à tous.

11. Appréciation personnelle

11.1 Chapitre XLIII, pages 131-132 (discours entre le père et sa fille)

« - Marie ai-je repris, as tu un papa ? - Oui, monsieur, a dit l'enfant. - Eh bien, où est-il ? Elle a levé ses grands yeux étonnés. - Ah ! Vous ne savez donc pas ? Il est mort. Puis elle a crié ; j'avais failli la laisser tomber. - Mort ! Disais-je. Marie, sais-tu ce que c'est un être mort ? - Oui, monsieur, a-t-elle répondu. Il dans la terre et dans le ciel. Elle a continué d'elle-même : - Je pris le bon Dieu pour lui matin et soir sur les genoux de maman. Je l'ai baisée au front. - Marie dis-moi ta prière. - Je ne peux pas, monsieur. Une prière, cela ne se dit pas dans le jour. Venez ce soir dans ma maison ; je la dirai. C'était assez de cela. Je l'ai interrompue. - Marie, c'est moi qui suis ton papa. - Ah ! m'a-t-elle dit. »

11.2 Chapitre XLIII, page 131 (citation)

« Hélas ! N'aimer ardemment qu'un seul être au monde, l'aimer avec tout son amour et l'avoir devant soi, qui vous voit et vous regarde, vous parle et vous répond, et ne vous connaît pas ! Ne vouloir de consolation que de lui, et qu'il soit le seul qui ne sache pas qu'il vous en faut parce que vous allez mourir ! »

11.3 Justification du choix

Premièrement, cet extrait m'a vraiment touché et d'ailleurs je pense que c'est un des passages les plus émouvant du roman. Dans tout les cas, il ne m'a pas laissé indifférente. Les réponses données par sa fille ne sont pas celles qui l'attend. Je trouve que c'est dommage que l'existence de son père lui ai été caché. Pour un père, ce doit être vraiment dur d'entendre que son enfant pense qu'il est mort, c'est comme si le ciel lui tombait sur la tête. Malgré, qu'il lui annonce à la fin du passage que s'est son père, Maire ne réagit pas, pour celle-ci rien ne change. C'est peut être une annonce brutale car ceci fait quand même deux ans et trois mois qu'elle ne l'a pas revu. Ainsi d'une certaine manière, elle ne sait pas qu'elle prie pour un être vivant qui est en face d'elle. C'est justement à cause de ses passages, que l'on a envie de lire ce livre jusqu'à la fin sans interruption. Malgré que le condamné est détruit, il arrive encore à donner de l'amour à sa fille : c'est une preuve de courage.
C'est justement à cause de ses passages, que l'on a envie de lire ce livre jusqu'à la fin sans interruption. Je pense que chacun d'eux affrontent une dure réalité.

D'autre part, j'ai choisi cette citation car elle nous fais réfléchir. En effet, à travers celle-ci le narrateur exprime ce qu'il ressent quand il pense à sa fille. Ces émotions le submergent, c'est un moment doux et calme. Dans cette citation, il veut nous faire passer un message à propos de l'amour que l'on porte à une personne chère à nos yeux. Il nous dit qu'il faut aimer cette dernière en lui donnant tout l'amour qu'on lui porte. Il ne faut point cesser de l'aimer même si ce n'est pas réciproque.
Ensuite, le condamné ressent en lui une profonde déception car il n'y aura rien en retour de toute la tendresse et l'affection qu'il porte envers sa fille. Mais il saura l'en excuser car ce n'est pas de sa faute. De plus, il exprime une certaine tristesse, sensibilité car il demande du réconfort à sa fille. Mais il sait très bien qu'il n'aura rien puisqu'il est conscient que sa fille le considère comme un étranger. Et cet à ce moment, qu'il se rend compte que la mort est son unique destin

Ce passage et cette citation, m'a permit de réaliser à quel point on a la chance d'avoir nos parents auprès de nous. De plus, ce qui me choque notamment est le fait que l'on laisse un jeune fille seule à cause de la loi qui est simplement une forme de vengeance. C'est vraiment épouvantable.

12. Note

 happy smiley happy smiley happy smiley happy smiley

13. Ressources sur le Web

http://pagesperso-orange.fr/calounet/resumes_livres/hugo_resume/hugo_condamne.htm
http://www.ratsdebiblio.net/hugovictorledernier.html


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