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Mardi 2 Juin 2020 , il est 11:15.

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Titre Paul et Virgine
Auteur Bernardin de Saint-Pierre

Edition © Livre de poche 1995 - [ Première publication en 1787 ]

Genre Roman
Registre Lyrique

Personnages principaux # Paul , Virginie,

Appréciation personnelle
Critique - Analyses




Paul et Virginie est un roman où figure les sentiments amoureux. Bernardin de Saint-Pierre expose dans ce roman sa vision pessimiste de l'existence. Il présente, sur fond d'un paysage neuf et grand, deux gracieuses créations de figures adolescentes, et peint la passion humaine dans toute sa fleur 
et dans toute sa flamme. Deux enfants s'aiment ingénument depuis leur naissance. Ignorants et pauvres, loin de toute civilisation, sans contact avec la société, affranchis des usages tyranniques, des préjugés corrupteurs, des faux besoins, des vaines curiosités, ils sont heureux et vertueux.


C'est un texte à la fois descriptif de la vie de Paul et Virginie mais aussi de portée générale, ce qui fait son intérêt. L'écrivain nous fait un éloge de la nature : les lois de la nature semblent en harmonie parfaite et semblent donner avec exhaustivité toutes les règles dont les hommes ont besoin. Ainsi, on retrouve des champs lexicaux de la végétation. On remarque une fusion entre les individus et la nature. Les individus ne créent plus un monde à eux mais ils lui sont liés, comme le montre la métaphore "Leur vie semblait attachée à celle des arbres". La nature donne "de la lumière et du plaisir", mais aussi elle fait la lumière sur les erreurs des européens qui sont limités à "une petite sphère des connaissances humaines". La lumière est donc source de plaisir et de vérité.


En ce qui concerne la description des personnages, on peut d'ores et déjà pressentir que Virginie est un personnage plus important que Paul, dont le narrateur n'esquisse le portrait qu'à titre de comparaison. Dans les deux portraits, c'est l'aspect physique, le regard notamment, qui est valorisé : les prémices de la féminité chez l'une, de la virilité chez l'autre. Virginie est le centre quasi divin, l'auteur la présente plus sensible et plus mûre que Paul, elle prend conscience des tourments de l'amour. Ainsi, les antagonismes entre filles et garçons se réveillent. L'idée est que la disparition de Virginie, emblême de evrtu et d'harmonie, ruine par nécessité l'idéal évoqué par l'auteur. Pour conclure, sans Virginie, les autres personnages mais aussi la nature n'ont plus de raison "narrative" d'exister.


Pour conclure, Paul et Virginie évoque une certaine morale mélancolique qui brille dans l'ouvrage. Cet oeuvre présente en quelque sorte une apologie de la vie de Paul et Virginie et critique donc les autres modes de vie. Bernardin nous dénonce notamment le jugement des européens comme des préjugés de la nature car pour eux, la nature peut être "circonscrite" par quelques connaissances , elle ne peut créer d'elle- même un ordre des choses, ils pensent donc qu'il faut se détacher de la nature.


 


 


 


 


 



Résumé


L’histoire se situe à l’époque de
Bernardin de Saint-Pierre. Il s’agit de l’histoire de deux femmes
françaises, Mme de la Tour et Marguerite qui habitent l’île de
France – l’actuelle île Maurice. Mme de la Tour vient d’une
famille riche et ancienne. Elle a épousé un homme qui appartenait
une classe sociale qui ne convenait pas à la famille de la Tour. Mme
de la Tour étant repoussée à son tour, et elle et son mari
partaient pour vivre ensemble dans l’océan Indien. Alors qu’elle
est enceinte, son mari meurt. Marguerite, d’une famille moins
renommée, fuit la France par honte : Elle s’est retrouvée
enceinte d’un gentilhomme qui lui avait promis le mariage et qui
l’a refusée après. Ces deux femmes se rencontrent sur cette île
et décident de vivre ensemble, chacune dans sa maison, mais l’une
à côté de l’autre.


Mme de la Tour met au monde une fille,
Virginie, et Marguerite, un fils qui prend le nom Paul. Ces deux
enfants grandissent ensemble et leurs mères ont convenu de leur
mariage lorsqu’ils seront en âge de se marier. Mais les mères
estiment nécessaire que Paul et Virginie aient une fortune ou un
revenu leur assurant leur existence. Un jour, une tante de Mme de la
Tour invite Virginie à venir chez elle en France pour lui donner une
éducation mondaine et lui léguer sa fortune. Paul et Virginie sont
accablés de douleur en face de cette séparation, mais Virginie
obéit et part en France. Pendant les années de séparation, Paul
est désespéré de la voir revenir, et Virginie rêve de retrouver
la vie simple et heureuse de l’île de France. Le temps de son
retour est venu. En arrivant devant la côte de l’île, le bateau
qui ramène Virginie coule et Virginie meurt noyée. Peu de temps
après, le chagrin tue aussi Paul et les deux femmes.


Trop superficiel !!



Extrait choisi
et justification

"Quelques fois avec elle (il me l'a mille fois raconté), il lui disait au retour de ses travaux : "lorsque je suis fatigué ta vue me délasse. Quand du haut de la montagne je t'aperçois au fond de ce vallon, tu me parais au milieu de nos vergers comme un bouton de rose. Si tu marches vers la maison de nos mères, la perdrix qui court vers ses petits a un corsage moins beau et une démarche moins légère. Quoique je te perde de vue à travers les arbres, je n'ai pas besoin de te voir pour te retrouver, quelque chose de toi que je ne puis dire reste pour moi dans l'air où tu passes, sur l'herbe où tu t'assieds. Lorsque je t'approche, tu ravis tous mes sens. L'azur du ciel est moins beau que le bleu de tes yeux; le chant des bengalis, moins doux que le son de ta voix. Si je te touche le bout du doigt, tout mon corps frémit de plaisir."


 


J'ai choisi cet extrait car c'est à ce moment là que la transformation des sentiments de Paul et Virginie apparaît. En effet, ces enfants s'aimaient comme frères et soeurs durant leur enfance, mais en grandissant, leurs sentiments amical se transforment en sentiment amoureux. Pour cela, l'écrivain emploie de nombreuses figures de style telles que des comparaisons (soulignée ci-dessus), mais aussi des métaphores qui qualifient toutes Virginie. Elles sont toutes mélioratives, l'idée exprimée ici est qu'aux yeux de Paul, Virginie n'est plus une soeur comme avant mais plutôt un amour. C'est ce que l'on peut constater grâce aux figures de styles qui qualfient Virginie en ce qui concerne la couleur de ses yeux, le son de sa voix et sa beauté.


Pour conclure, je trouve que ce passage nous montre parfaitement le changement de sentiment des jeunes adolescents, c'est cette partie qui fait débuter une relation amoureuse des deux personnages. Ici, ce sont les sentiments de Paul qui sont exprimés. Il avoue à Virginie que sa présence le réconforte énormément et lui donne du plaisir. Ainsi commence la passion de Paul et Virginie.... et alors ? décrire ne suffit pas.  


 


 



Ressource Web http://flaubert.univ-rouen.fr/bovary/bovary_6/notices/paul-&-v.html

Document créé le 20/03/2010
par Guldane UGUR




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Dernière modification le 25/01/2009 - 18:31

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